A 10 h 10 le jeudi 16 février
2006, le Dr Hamer a été libéré de la prison de Fleury-Mérogis,
après 525 jours d’incarcération (17 mois et une semaine).
Instant émouvant que de voir sa compagne (venue de Malaga, en Espagne,
où il réside depuis 1993) se jeter dans ses bras, elle, menue,
encore jeune, et lui, impressionnant par sa masse corporelle, et malgré
ses 70 ans, la joie d’un adolescent dans le regard. Après ces embrassades
et nos salutations (nous étions trois à l’accueillir), son
premier geste fût d’ouvrir les bras en inspirant profondément,
et les yeux vers le ciel : « Que c’est bon la liberté ! ».
Que ceux qui auraient pu craindre de retrouver un homme diminué physiquement
et abattu moralement se rassurent : son énergie, sa détermination
sont intacts. Quant à sa force physique, n’en parlons pas ! Ou
plutôt, parlons-en, car il avait amené seul, de sa cellule jusqu’à
la sortie de la prison, non seulement toutes ses affaires, mais surtout 150
kilos de livres et de documents, répartis dans 7 à 8 sacs énormes,
quasi impossibles à soulever (j’en sais quelque chose !). Une poignée
a d’ailleurs cédé… (Mais heureusement tout avait été
prévu pour cette éventualité : cordelette, adhésif,
cutter, etc.)
Sorti de l’enfer
des prisons
Qu’est-ce qui peut donc bien porter cet homme, attaqué, persécuté
pour ses idées (et non pas pour ses actes) ? Qu’est-ce qui peut
bien lui fournir cette énergie, si ce n’est la certitude sans faille
d’avoir touché du doigt l’un des grands mystères de
la vie, d’avoir découvert, des lois du vivant, une vérité
biologique que la foule innombrable de ses adversaires continue de chercher
en tous sens, errant dans le désert de l’incohérence et
de l’échec patent.
Mais revenons à la relation des faits concernant sa sortie. Après
que ses bagages eurent été répartis dans deux voitures,
son premier souhait fût de boire un café, étant donné
que celui de 7 heures lui avait été refusé. C’est
donc dans un "fast food" que nous nous sommes engouffrés, pour
un petit déjeuner copieux à défaut d’être diététique.
Là, enfin détendu, il a pu nous faire part de sa crainte de ne
jamais sortir vivant de cette prison, car c’est un univers où tout
peut arriver. Il nous a parlé de ces terribles conditions de détention,
que l’on soit coupable ou non, confirmant ce que Véronique Vasseur
avait courageusement dénoncé, pour la première fois dans
le mensuel Votre santé, en 1994 et dans son livre tout à
fait édifiant : Médecin-chef à la prison de la Santé.
C’est très vraisemblablement son relatif détachement des
choses matérielles qui a permis à ce scientifique de haut vol
(quoique puissent en dire ses détracteurs mal informés) de survivre
aux contingences inhumaines du milieu carcéral et de l’Administration
pénitentiaire. Et très vite il a relégué tout cela
au passé pour reprendre ce qui fait sa vie : la reconnaissance de la
"Médecine nouvelle", pour le seul profit de tous ceux qui souffrent
dans leur chair et dans leur âme, de tous ceux qui meurent chaque jour
dans tous les pays… Il faut d’ailleurs préciser que le Dr
Hamer l’appelle maintenant "Médecine nouvelle germanique"
(1) afin de bien la démarquer des divers courants essentiellement français,
inspirés de ses découvertes, mais dont les dérives et les
amalgames risquent fort de nuire à son efficacité et lui porter
préjudice. A ce sujet, leur seule évocation le plonge dans une
colère intérieure qui peut s’expliquer par le fait que ce
soit sur lui que l’on s’acharne, qu’on le calomnie et qu’on
le boycotte depuis vingt-cinq ans, bien que ses propos soient d’une rigueur
scientifique absolue, vérifiables (et vérifiés à
maintes reprises) technologiquement (les scanners) et qu’il n’en
ait jamais tiré de profits financiers.
Mille
morts par jour… dans un silence médiatique total
A maintes reprises au cours de nos entretiens, il a évoqué, avec
sur le visage les signes d’un accablement profond et sincère, ces
"mille morts par jour en France, ces gens qui pourraient vivre, et de même
pour les autres pays"… Aussitôt, me référant
aux 150 000 morts annuels par cancer en France, je me suis dit : là,
il exagère (150 000 divisés par 365 cela fait 411 décès
quotidiens). Mais j’ai très vite réalisé mon erreur
de jugement car c’était oublier que les découvertes du Dr
Hamer apportent un éclairage sur la plupart des pathologies, à
l’exclusion bien évidemment des traumatismes accidentels, des intoxications
brutales ou chroniques, ou des conséquences d’hygiène de
vie destructrices… La seule prise en compte des maladies cardio-vasculaires
devrait bien nous rapprocher de ce chiffre, avec les morts par AVC et infarctus
du myocarde par exemple.
Cependant ce chiffre de "1 000 morts évitables" par jour n’est
bien sûr qu’un chiffre théorique, et il faut bien mourir
un jour, la mort faisant partie de la vie. Mais quelle différence que
de s’éteindre paisiblement au terme d’une vie accomplie plutôt
que partir dans la souffrance, la peur, la rancoeur, l’incompréhension,
dans un milieu froid et hostile, malgré tout le dévouement du
personnel médical.
Découvertes
systématiquement discréditées ou boycottées
Les billets d’avion prévoyant un départ de l’aéroport
Charles-de-Gaulle à 19 h 35 à destination de Malaga en Espagne,
nous avons repris la route sous une pluie battante en direction de Roissy. Après
l’enregistrement des bagages, nous nous sommes accordés une collation
fort sympathique dans un restaurant de l’aéroport, ce qui nous
a laissé encore quelques heures d’entretien, essentiellement en
anglais, avec quelques mots de français quand il voulait s’assurer
que les choses étaient claires, et parfois, emporté par sa fougue
et son enthousiasme, en espagnol ou en allemand. Il nous a parlé de son
souhait capital de la mise en place d’une vérification officielle
à l’échelle mondiale, la seule qui serait en mesure de faire
bouger les choses, étant donné que toutes les vérifications
qui ont eu lieu en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France et en Slovaquie
ont été systématiquement discréditées ou
boycottées. On est allé jusqu’à en nier l’existence,
comme pour le protocole de vérification de Trnava, des 8 et 9 septembre
1998, à l’Institut de cancérologie Sainte-Elizabeth de Bratislava,
lors du procès du 31 janvier 2000 à Chambéry (2) ou lors
de l’émission "Des Racines et des Ailes" (3). Bien évidemment,
une telle reconnaissance pourrait entraîner des bouleversements à
l’échelle mondiale, et les lobbies pharmaco-industriels ne sont
pas prêts à accepter une diminution de leurs parts de marché,
voire un effondrement de leur pouvoir de domination planétaire (4).
Hamer
quitte la France et ne veut plus jamais y remettre les pieds
Enfin il nous a évoqué l’actualité (grippe aviaire,
chikoungounia…), le manque de respect du monde animal, les puces électroniques,
les dérives programmées de la mondialisation, se montrant très
inquiet pour l’avenir de nos enfants. Nous étions du même
avis…
Tout au long de cette journée, j’ai fréquemment été
amené à faire un parallèle avec cet autre génie
solitaire que fut le Dr Michel Moirot, décédé en mars 1997
(5), convaincu, dès les années 1960, de l’origine psychosomatique
des cancers, dont la revue Vous et votre Santé avait eu la prescience
d’accueillir très tôt les articles, et qui me fit l’honneur
de partager ses réflexions les plus intimes durant les quatre dernières
années de sa vie. Hormis deux morphologies opposées, même
conviction, même détermination, même désintéressement,
même flamme intérieure, mêmes préoccupations pour
l’humanité et pour son avenir…
Mais quelque chose me chagrinait depuis le matin. Nous avions ressenti à
quel point la France l’avait déçu et meurtri. Aussi nous
lui avons fait savoir qu’une certaine "France d’en bas",
ainsi que des médecins, de plus en plus informés et conscients
d’une situation d’échec d’un demi-siècle de
cancérologie (5), lui vouaient un réel soutien affectif. L’heure
du départ approchant, j’ai tenu à lui présenter mes
excuses, en tant que citoyen français, pour tout ce qu’il avait
subi sur notre territoire, en me rappelant qu’un certain nombre de très
grands scientifiques pensent qu’un jour il aura le prix Nobel.
Le Dr Hamer est donc enfin sorti de prison, mais il s’agit d’une
"libération conditionnelle", à savoir, et ce jusqu'à
la fin de sa peine (fin août 2006), pas de "complicité d’exercice
illégal de la médecine", et surtout devoir quitter la France
et ne plus y remettre les pieds. Aussi on se demande bien pourquoi la justice
française est allée le chercher chez lui, en Espagne, nantie d’un
mandat d’arrêt européen obtenu de façon pour le moins
singulière !
Dernière image du Dr Hamer et de sa compagne, se retournant pour nous
faire un ultime signe d’adieu, 9 h 35, l’avion décolle…
Bernard ASQUIN
(1) L’appellation
"Médecine nouvelle germanique" est déposée officiellement.
(2) Compte-rendu du procès : voir le n° 9 de Votre santé
de mai 2000, pages 8, 9, 10 et 11 (Et si Hamer avait raison ?)
(3) Suite au reportage (commandité par le Conseil de l’ordre des
médecins) dans l’émission "Des Racines et des Ailes"
(FR 3, 4 octobre 2000), j’avais eu l’occasion de m’exprimer
sur ce sujet afin de rétablir la vérité, à partir
de faits dont je défie quiconque de déceler la moindre inexactitude.
En voici un extrait :
« … Après toute cette mise en condition il est maintenant
possible d'entrer au coeur du véritable sujet, but réel de l'émission
: le Docteur R. G. Hamer et ses "découvertes" ou ses "théories",
selon la conviction qu'on en a. Mais déjà le ton est donné
puisque celles-ci sont qualifiées de "thérapie nouvelle formule",
avec beaucoup de mépris. Afin d'en vérifier la véracité,
un expert est consulté, présenté par le commentateur comme
un "cancérologue très bien renseigné, le Docteur Philip".
Mais, Professeur, et sauf votre respect, comment peut-on objectivement vous
présenter comme "expert très bien renseigné",
alors qu'au procès de Chambéry du 31 janvier 2000 où vous
étiez cité par le Conseil de l'ordre, à l'avocat qui vous
demandait si vous aviez lu les livres du Docteur Hamer, vous aviez répondu
textuellement : "Non, j'ai lu des articles et ça me suffit pour
avoir mon opinion". Par ailleurs, et pour démontrer que "le
Docteur Hamer n'est pas docteur", vous faites référence à
une enquête menée par le biais d'un de vos étudiants dont
l'épouse est tchèque, auprès de l'Université de
Trnava, proche de Bratislava, dont, selon vous se prévaut le Docteur
Hamer. Et vous affirmez "qu'il y a effectivement été inscrit
mais qu'il n'a jamais été reçu aux examens, et que donc
il n'est pas docteur". Or, permettez-moi de vous dire, Professeur, que
là on est en pleine confusion car il s'agit en fait d'un protocole de
vérification qui a été effectué les 8 et 9 septembre
1998 à l'Université de Trnava, où le Docteur Hamer, invité
à étudier sept cas de patients cancéreux présentant
au total plus de 20 maladies, devait démontrer si son système
pouvait être vérifié selon les règles scientifiques
de reproductibilité. Ceci s'est passé à l'Institut de cancérologie
Sainte-Elizabeth de Bratislava et dans le service de cancérologie de
l'hôpital de Trnava, en présence d'un aréopage de professeurs
et de maîtres de conférences, sous la haute autorité du
doyen de la Faculté et du prorecteur de la Faculté de recherche.
Ceux-ci ont cosigné l'attestation de très grande probabilité
du système et souligné le très haut engagement humain et
éthique, la persévérance du Docteur Hamer, ainsi que sa
nouvelle approche globale du patient et encourageant la poursuite d'urgence
de la question d'une utilisation prochaine de la "Médecine Nouvelle".
J'ai d'ailleurs eu personnellement l'occasion, lors d'un colloque en Suisse
en mai 1999, et dans le cadre de l'enquête que je mène depuis près
de dix ans (en 2000) sur l'étiologie du cancer, d'entendre le témoignage
passionné du prorecteur, le Docteur J. Miklosko. Il est donc évident
que si l'on recherche à l'Université de Trnava la délivrance
d'un diplôme de médecine au nom du Docteur Hamer, on n'y trouvera
rien. Et, à partir de cela, affirmer que le Docteur Hamer n'est pas docteur
me paraît être une démarche bien légère et
douteuse, d'autant plus que le Docteur Hamer a obtenu son diplôme de médecine
à 24 ans, qu'il est licencié en théologie, physique, médecine,
qu'il est diplômé en radiologie et médecine interne après
avoir effectué de nombreux stages de psychiatrie, neurologie, neuropédiatrie,
qu'il a 15 années de pratique médicale en CHU, etc. Enfin, rebondissant
sur le fait que, dans la séquence en caméra cachée, la
dame explique à son auditoire que le Docteur Hamer a inventé un
scalpel, le journaliste nous dit : "Vérification faite, le scalpel
a été inventé au XIVe siècle", sous-entendant
qu'il n'a rien inventé. Sauf qu'il existe bel et bien un scalpel atraumatique
qui porte son nom et qu'il a déposé un certain nombre de brevets
d'invention.
Par contre il a été omis de dire, dans ce reportage si bien documenté,
que le Docteur Hamer a été radié à vie, en 1986,
pour "refus d'abjurer ses travaux et de se reconvertir à la médecine
classique". Aussi, et sans porter de jugement sur la véracité
des découvertes du Docteur Hamer, ce qui est un autre débat, il
est quand même très difficile de ne pas évoquer l'affaire
Galilée… » (Bernard Asquin, novembre 2000)
(4) Je conseille à ce sujet la lecture du roman de John Le Carré
: La Constance du jardinier (éditions du Seuil, 2001), 519 pages
quand même !
…Ou bien d’aller voir le film : The Constant gardener,
sorti sur nos écrans en début d’année.
…Ou mieux encore, les deux.
(5) "Michel Moirot et l’origine des cancers", article publié
après son décès dans Votre santé, n°
48, juin 1997.
…Plus de nombreux articles publiés dans Vous, puis Vous
et votre Santé dès 1991.
(6) "Cancer, la science en échec", La Recherche, février
1996 (Dr Laurent Schwartz, cancérologue et épidémiologiste).
Ainsi que Métastases, vérités sur le cancer, publié
en octobre 1998 chez Hachette Littératures, réédité
en format poche.